Pêche à la mouche : les premiers pas |
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Peut-être que les mots qui vont suivre vous décideront à franchir le pas ; et ensuite devenir un vrai moucheur (…pardon, un vrai PALMISTE pour employer un mot en vogue). En tout cas, c’est avec plaisir que les membres de l’association vous accompagneront à faire les suivants. |
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Bien au-delà d’un simple loisir ou même d’un sport, la PALM (Pêche A La Mouche) peut devenir une véritable obsession. Toutefois, beaucoup de profanes en déduisent que les compétences techniques de base se situent à la hauteur de l’épaisseur d’un portefeuille lui-même indispensable pour assouvir sa passion vers des destinations aussi improbables que l’Alaska, l’Islande ou encore La Nouvelle-Zélande… Ces conceptions sont infondées, mais s’il est vrai que ces lieux nous font tous rêver, et bien que le sud de l’Aisne ne soit pas la Patagonie, nous pouvons affirmer que nos rivières de l’Omois valent bien plus qu’un pis aller et qu’elles sont, au demeurant, tout à fait accessibles. Nous pouvons même le dire fièrement : quelques soient nos possibilités de voyages, nombre d’entre nous reviendront toujours vers nos chères rivières. Elles sont aussi belles qu’attachantes, et la qualité de leur peuplement piscicole n’a pas à rougir vis-à-vis de nombre des plus réputés cours d’eau de France. La Dhuys, Le Surmelin et leurs affluents ont une spécificité propre, un « je ne sais quoi » qui évoque une certaine rusticité, une ruralité que le regretté René Fallet –auteur Français et pêcheur à la mouche- aurait peut-être spécifié comme révélant « d’une certaine idée de la France éternelle ». Cela s’entend bien sur au delà de tout concept réactionnaire ! Venez donc voir vous-même par une belle journée de printemps ; mais attention : il se peut qu’à votre tour vous soyez touchés par une passion dont on ne guérit pas. Dans l’intervalle, nos rivières auront gagné un nouvel ami ; allié précieux à une époque ou les agresseurs du monde naturel montrent chaque jour davantage l’étendue de leurs néfastes empires. Quelques mots maintenant à propos de la technique de pêche, qui, au bout du compte, se maîtrise comme lorsque l’on apprend à monter à vélo. Comme son nom l’indique, dans le domaine de la pêche à la mouche il s’agit d’imiter les insectes dont se nourrissent les truites en garnissant un hameçon de plumes et de poils divers. Pour propulser la mouche vers sa cible, à savoir la truite, le pêcheur n’a pas recours à un plomb mais à une ligne faite de soie qui sera projetée selon le principe du fouet. Une canne spécifique permet de prolonger le bras du lanceur de manière à donner suffisamment d’impulsion à la ligne constituée par la soie, le bas de ligne en nylon translucide, et la mouche. Lorsque la truite gobe la mouche artificielle, le pêcheur n’a plus qu’à ferrer pour capturer le poisson…avant de le relâcher. C’est à la fois simple et miraculeux ! Si les Macédoniens utilisaient déjà des hameçons garnis de plumes en 200 avant JC ; ce n’est qu’en 1496 qu’une première description de la technique proprement dite est faite en Angleterre. Peu à peu, la pêche à la mouche –fly fishing- va devenir le loisir de l’aristocratie et des élites. Ce n’est que depuis les années 60 que « le reine des pêches » s’est démocratisée, et, au jour d’aujourd’hui, nombre d’entre nous sommes un peu les enfants du film « Et au milieu coule une rivière », belle adaptation du magnifique roman de l’auteur Américain Norman Mac Lean. Bien, mais alors comment apprendre et avec quel matériel ? nous demanderez-vous.
Nous aimerions conclure en reprenant un extrait du livre de Tony Burnand et de Charles Ritz (« A la mouche » paru aux éditions de l’orée) alors qu’ils tentaient de décrire ce que vous connaîtrez si à votre tour, vous vous y mettez : |
N’hésitez pas à nous contacter : Alain Dubus (Soissons)………..0323727500 BIBLIOGRAPHIE : « Pêcher la truite à la mouche » Les éditions de l’homme. |