Laon 2 avril 2025
LE
DÉPARTEMENT
DE
L’AISNE
REVENDIQUE
LA
COMPENSATION
INTÉGRALE
DES
DÉPENSES
DÉCIDÉES
UNILATÉRALEMENT
PAR
L’ÉTAT ET REFUSE, DANS CE CADRE ET JUSQU’À NOUVEL ORDRE, TOUTE DÉPENSE NOUVELLE.
Le
Conseil
départemental
de
l’Aisne,
par
la
voix
de
son
président,
Nicolas
Fricoteaux,
confirme
qu’il
ne
paiera
pas
à
la
CAF
l’augmentation
du
RSA
au
1er
avril,
décidée
unilatéralement
par
l’Etat.
L’allocation
revalorisée sera bien versée par la CAF aux allocataires.
Le
Conseil
départemental
de
l’Aisne
fait
face,
depuis
de
trop
nombreuses
années,
à
un
transfert
de
dépenses
obligatoires
décidées
unilatéralement
par
l’Etat et qui ne lui sont pas compensées.
Si,
durant
un
certain
temps,
les
finances
du
Département
de
l’Aisne
ont
permis
–
au
prix
d’économies
sur
son
fonctionnement
et
son
investissement
-
d’absorber
ces
coûts
supplémentaires
imposés
sans
concertation
ni
compensation,
désormais,
tant
en
raison
de
cette
accumulation
successive
au
fil
des
ans,
que
face
à
la
brusque
dégradation
des
finances
départementales
qui en résulte, cette situation n’est plus tenable.
A
l’instar
de
très
nombreux
autres
Conseils
départementaux,
un
consensus
croissant
émerge
pour
refuser
cette
situation
qui
ne
fait
qu’accentuer
l’étranglement
budgétaire
des
Départements,
confrontés
à
l’injonction
de
l’Etat
de
payer
des
dépenses
nouvelles
sans
pouvoir
mettre
en
face
les
recettes
pourtant nécessaires.
Hausse
des
cotisations
CNRACL
des
employeurs
territoriaux,
extension
des
mesures
d’augmentations
salariales
dites
du
Ségur
pour
le
secteur
médico-
social,
dynamique
de
la
part
de
TVA
départementale
non
prise
en
compte,
mais
aussi
augmentation
du
montant
du
RSA
de
+1,7%
au
1er
avril
prochain…
sont autant de mesures nouvelles qui ne permettent plus aux Conseils départementaux de mener à bien leurs missions.
«
Les
Départements
ne
peuvent
pas
être
la
variable
d’ajustement
d’un
Etat
qui
leur
transfère
sans
cesse
des
dépenses
supplémentaires,
sans
aucune
compensation
et
trop
souvent
sans
concertation,
tout
en
les
privant
de
recettes
dynamiques.
L’équation
budgétaire,
dans
ces
conditions,
est
non
seulement
intenable,
mais
surtout
elle
ne
responsabilise
pas
l’Etat
dans
la
maîtrise
du
déficit
national,
alors
que
les
collectivités
assument
déjà
leur
part et une part de celle de l’Etat
» résume
Nicolas FRICOTEAUX.
Le
Président
du
Conseil
départemental
de
l’Aisne
précise
:
«
l
a
hausse
du
RSA,
décidée
par
l’Etat
et
prévue
au
1er
avril,
se
traduit
ainsi
par
une
dépense
nouvelle
de
+2,1
M€
à
notre
charge,
alors
que
le
paiement
du
RSA
représente
déjà
un
sixième
de
notre
budget.
En
complément,
et
à
titre
d’illustration,
sur
les
111
M€
consacrés
par
le
Département
de
l’Aisne
au
RSA
en
2024,
le
reste
à
charge
non
compensé
par
l’Etat
s’élevait
alors
à
66,3
M€.
Que
l’Etat,
par
la
Caisse
d’Allocations
Familiales,
assume
sa
décision
et
paye
directement
cette
hausse
puisqu’il
l’a
décidé
ainsi,
ou
alors
qu’il
nous
donne
réellement
et
totalement
les
moyens
financiers
de
pouvoir
en
supporter
le
coût.
Quoi
qu’il
en
soit,
la
CAF
paiera
le
nouveau
montant
à
compter du 1er avril 2025 aux allocataires du RSA, sans perte pour eux
».
Texte et photos : Département de l’Aisne